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10 conseils pour limiter l'impact environnemental de nos vêtements

Alors que ma fille recevait un cadeau pour son premier anniversaire, une poupée aux différentes textures, un bruit de plastique m'interpella. Je me posais la question en quelle matière celle-ci était fabriquée. En effet, la petite allait très vite la porter à sa bouche. L'étiquette mentionnait "Fibres de polyester". Je décidais d'investiguer sur cette matière que l'on retrouve partout, et bien souvent dans nos vêtements.

 

Aujourd’hui, rares sont les vêtements composés à 100% de fibres naturelles. Depuis plus de 30 ans, les fibres artificielles et synthétiques envahissent notre garde robe, linge de maison, jouets et autres tissus d’ameublement. Fabriquées par l’homme via un procédé chimique, sont-elles vraiment anodines

 

Dans la catégorie des fibres synthétiques, on retrouve le polyester, le polyamide (appelé aussi Nylon), l'acrylique, le polyacrylique et le polyuréthane (Lycra, Spandex, élasthanne). Quelque soit son origine, synthétique, artificielle ou naturelle, l’industrie textile a un impact environnemental. Dans cet article, nous verrons que certaines fibres ont en plus des conséquences néfastes pour la santé, comme le polyester et le polyamide. Quelques solutions à la portée de tous vous seront ensuite proposées !

 

Apprécié (entre autres) pour sa résistance, son élasticité et son coût bon marché, le polyester représente 70% des fibres textiles synthétiques utilisées dans les vêtements. Cette utilisation abondante est problématique. Le procédé de fabrication du polyester n’utilise pas directement du pétrole brut mais nécessite une série de réactions chimiques avant d’obtenir les fibres de polyester. Le polyester est en fait une sorte de plastique.

 

Chaque année, des millions de barils de pétrole sont nécessaires à la fabrication de fibres de polyester par l’industrie textile. La production de cette matière chimique synthétique génère de nombreuses émissions toxiques pour l'environnement. Les agents chimiques utilisés dans le processus de fabrication sont ensuite éliminés lors du lavage des fibres de polyester et rejetés dans l’air et les eaux usées. Cela cause une importante pollution atmosphérique et des milieux aquatiques. En plus de faire appel à des produits chimiques toxiques polluants, ce processus de fabrication est gourmand en eau et en énergie.

 

Le bilan environnemental négatif du polyester ne s’arrête pas une fois franchies les portes des usines. En effet, le polyester, comme beaucoup de produits dérivés du pétrole, est peu ou pas recyclable. C’est surtout son usage quotidien qui provoque une pollution diffuse et durable de l’environnement. En effet, chaque passage en machine à laver des textiles polyester libère des milliers de microparticules de plastique qui se déversent dans les eaux de rinçage.

 

Ces microfibres sont tellement fines qu’elles échappent ensuite aux stations de traitement des eaux usées et se retrouvent dans les eaux des fleuves, des mers et des océans. Les morceaux de moins d'un millimètre, appelés micro plastiques, sont facilement ingérables par des organismes marins et peuvent ainsi s'accumuler le long de la chaîne alimentaire. Les plastiques contiennent des stabilisants (tels que le plomb pour le PVC), des colorants ou des additifs. Lors de la digestion, ces constituants peuvent passer dans le système sanguin puis pénétrer au sein des cellules de l'organisme. Les conséquences de ces transferts sur la santé sont incertaines.

 

Nous retrouvons ainsi le polyester et d’autres matières synthétiques dans notre alimentation. En effet, les animaux marins ingèrent les microfibres plastiques et lorsque l’on observe la chair des poissons ou des crabes vendus pour la consommation au microscope, on peut remarquer la présence de ces fibres.

 

Une alimentation végane ne nous protège pas pour autant : nous pouvons tous ingérer des microfibres plastiques puisqu’elles sont présentes jusque dans le sel de table, les algues marines, ou encore dans l’eau que nous buvons.

 

Le polyester constitue l’une des sources principales de la pollution des océans. Nos vêtements créent une pollution invisible.

 

Le vêtement synthétique est sans vie. A contrario, les fibres naturelles vivent sur notre corps. Le lin, par exemple, évolue au fil des lavages, de la fréquence de l'usage, de notre température corporelle ; la soie et la laine sont des matières thermorégulatrices, tandis que le coton est appréciable pour sa douceur. Ces matières plissent, se froissent, s’assouplissent au gré de nos mouvements : elles épousent notre mode de vie.

 

Le polyester peut être source d’allergies et d’irritations, assèche la peau et les cheveux à cause des frottements et de l’absence d’affinité naturelle de cette matière avec notre corps. Enfin, il favorise l’électricité statique.

 

Alors que l’on s’applique à choisir des cosmétiques bio et naturels, nous sommes habitués à nous vêtir sans nous préoccuper de la composition des tissus de nos vêtements. Pourtant, ils se trouvent en contact direct avec la peau et les muqueuses. La macération des bactéries et des colorants dans la chaleur et l’humidité, en plus de tous les composés toxiques des vêtements synthétiques, ont des conséquences néfastes sur le corps humain et la fertilité, aussi bien chez les femmes que chez les hommes.

 

L’excès de chaleur et d’humidité, associé au fait que les fibres plastiques attirent et retiennent les bactéries tout en favorisant leurs multiplications, sont autant de facteurs provoquant des cystites et autres infections urinaires. Porter des sous-vêtements en matière synthétique est donc à éviter : même lorsque le fond d’une culotte ou le gousset est en coton, si le reste est en polyester les microfibres se détachent au lavage et se mélangent à celles du coton, créant les mêmes désagréments qu’une culotte en 100% polyester. 

 

Chez les hommes, la charge électrostatique provoquée par le frottement du polyester sur les parties génitales est telle qu’elle diminue drastiquement la production de sperme et favorise la dégénérescence des cellules

 

Lors de sa fabrication, le polyester est façonné et traité avec de nombreux éléments chimiques dangereux. Très difficile à teindre, il est nécessaire d’employer divers colorants. Le polyester est baigné dans un mélange de composés chimiques, notamment de la soude caustique (hydroxyde de sodium) et de l’hydrosulfite de sodium qui libère un gaz toxique (le dioxyde de soufre) lorsqu’il est en contact avec l’eau. Les colorants seuls sont hautement irritants. Le procédé est également énergivore puisque la fixation ne peut se faire qu’à très haute température, au-delà de 100°C, dans des fours. Les émanations qui s’en dégagent sont toxiques pour l’homme et très polluantes.

 

Si le textile est un mélange de fibres, comme un coton-polyester, il sera teint deux fois car la teinture employée pour le polyester ne fonctionne pas de la même façon que sur les autres matières. Un vêtement en polyester est donc traité avec plusieurs couches de teintures et de produits toxiques: ce sont autant de matières irritantes et dangereuses en contact avec votre peau. Ces mêmes colorants se retrouvent en contact direct avec votre peau (impactant la fertilité à cause des métaux lourds) et sont rejetés dans les eaux lorsque vous lavez vos vêtements. Le surplus de colorant utilisé pour les bains de vêtements synthétiques est lui aussi rejeté dans les eaux

 

La colorisation des eaux usées, dont personne ne parle, fait partie des problèmes majeurs de l’industrie textile.

Comme dans tout autre domaine, le textile n’échappe pas au greenwashing. Le principal argument des marques dites écologiques repose sur le recyclage. Il est invoqué que le tissu synthétique provient de bouteilles de plastique recyclées ou fabriqué à partir de chutes de tissu recyclées. Le tissu recyclé, paraissant être une bonne idée, s’avère en fait tout aussi néfaste pour l’environnement que le tissu non-recyclé.

En effet, les tissus à recycler sont hachés, découpés très finement, les fibres textiles ainsi cassées sont encore plus fragiles : par conséquent, le nombre de microfibres rejetées au lavage de vêtements recyclés est encore plus important. De plus, le polyester recyclé est très difficile à décolorer et à teindre, ce qui nous renvoie au problème de colorants dispersés, de métaux lourds, de coloration des eaux et de pollution de l’air à cause des émanations toxiques. Le polyester recyclé n’est pas moins néfaste pour la peau et les muqueuses que le polyester classique. Il pollue tout autant, et perturbe pareillement le système endocrinien.

 

Une fibre synthétique aussi populaire que le polyester et que l’on retrouve aujourd’hui dans la composition de nombreux textiles est le polyamide. Le polyamide est une matière plastique issue de l’industrie chimique et réalisée à partir de pétrole

 

Le polyamide recyclé se développe de plus en plus. Celui-ci est fabriqué à partir de déchets plastiques et de vieux filets de pêche collectés dans les océans. A première vue, le polyamide recyclé semble intéressant car il limite l’impact des autres polyamides sur l’environnement et permet de collecter des déchets plastiques. Cependant, les microparticules plastiques sont toujours bien présentes. De plus, il peut donner l’impression aux consommateurs non avertis que son impact sur l’environnement est neutre. Or, tout comme le polyester recyclé, les vêtements en polyamide recyclé rejetteront à chaque lavage des milliers de microparticules dans les océans.

 

Devrait-on se tourner vers le textile naturel ? Pour de nombreux experts, la réponse n’est pas si évidente à l’image du coton, gourmand en eau et en pesticides. Les alternatives naturelles peuvent être chères et avoir donc leurs propres problèmes environnementaux

 

En fait, la problématique majeure est le volume de vêtements achetés. 68% ne sont jamais portés

  • Il est essentiel d’acheter ce dont vous avez réellement besoin.

 

Pour les vêtements que vous utilisez, voici quelques recommandations pour diminuer le rejet des microparticules dans les océans

  • Laver moins souvent : aérer régulièrement vos vêtements pour retirer les éventuelles odeurs et laver les tâches à la main, de manière localisée, si possible.
  • Séparer vos textiles délicats des autres matières plus rêches (les jeans par exemple). Cela contribuera à réduire les frictions et donc le nombre de micro particules.
  • Ne pas introduire de pièces solides dans votre machine. La force mécanique provenant de chaussures, de balles ou noix de lavage casse les fibres textiles.
  • Utiliser une lessive liquide, verte et sans surdosage. Les détergents en poudre sont plus abrasifs ce qui tend à augmenter les frictions. Un détergent au pH neutre et sans javel est l’idéal.
  • Laver à basse température. Dans la majorité des cas, un programme à 30°C est suffisant. L’eau chaude détache les microparticules.
  • Utiliser un programme rapide. Plus la durée du lavage est longue, plus les fibres se détachent en grand nombre.
  • Diminuez l’essorage, c'est-à-dire le nombre de rotation par minute, pour éviter une trop grande friction. Les matières synthétiques sèchent vite de toute manière.
  • Laisser sécher vos vêtements à l’air libre. Le sèche-linge entraîne des frictions néfastes.
  • Acheter d’occasion ! Parce que l'industrie textile est très polluante mais aussi parce que des études montrent que les premiers lavages libèrent le plus de microfibres.


Ces recommandations concernent les vêtements mais pas que ! Le linge de maison et les jouets de nos enfants aussi. D'ailleurs, il est fortement recommandé de les laver avant la première utilisation, ceci afin de déloger au maximum les substances indésirables. Ils seront choisis en fibres naturelles idéalement.

  

Références :

http://www.chem4us.be/environnement/fibres/

https://maisonbrunon.fr/danger-du-polyester

https://www.futura-sciences.com/planete/actualites/ocean-microplastiques-nos-vetements-polluent-oceans-36375/

https://www.wedressfair.fr/matieres/polyester


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